Terminons par la politique gouvernementale :
Cet article des échos résume bien la situation. Cécile Duflot a explicitement dénoncé une « hausse artificielle des prix de l'immobilier » (ce qui n'est évidemment pas faux), mais au lieu de chercher à dégonfler cette bulle en stimulant l'offre, elle le fait en décourageant les investisseurs :
- Réduction sensible des aides disponibles, avec le prêt à taux zéro revu à la baisse (55 000 ménages en 2012 contre 325 000 en 2011), et un dispositif de défiscalisation « Duflot » beaucoup plus contraignant.
- Durcissement de la fiscalité et de la règlementation :
La CSG passe à 15,5%, en plus de l'imposition sur le revenu classique, et les plus-values immobilières supérieures à 50 000€ subiront une surtaxe de 2 à 6%...Sans compter le projet de réintégration des plus-values au revenu imposable, pour l'instant invalidé par le conseil constitutionnel mais qui pourrait refaire surface sous une autre forme au printemps.
Et enfin l'encadrement des loyers pour achever d'effrayer les investisseurs qui subsisteraient encore.
La conclusion est simple : La demande est en train de fondre (chute du nombre des transactions), les prix résistent encore comme c'est souvent le cas en immobilier (il faut quelques trimestres pour que les vendeurs acceptent de revoir leurs prétentions), et il n'y aura pas comme en 2009-2010 une loi de défiscalisation massive capable de regonfler artificiellement la bulle : Nous nous acheminons donc pour moi vers une longue phase de baisse des prix, qui devrait durer plusieurs années.
Loic Abadie